La Mort : Dissociation définitive

La mort imgLa mort est une expérience nouvelle qui, dans la plupart des cas, fait peur. L’être se trouve au seuil de l’inconnu. Il ne sait ni ce qu’il va trouver ni quelle sera son existence dans d’autres plans d’existence. Il sait qu’il va devoir abandonner son enveloppe physique avec laquelle il s’est longtemps confondu, qu’il a si soigneusement entretenue et qui a pendant de nombreuses années été le centre de toutes ses préoccupations. Même celui qui croit profondément à la vie de l’âme, à l’au-delà, qui espère en une autre vie, ressent une certaine angoisse devant le passage sur d’autres plans de conscience. L’instinct de conservation le fait s’accrocher à la vie et se maintenir dans cette réalité, tant qu’il lui reste encore un souffle.

De tout temps, la mort été considérée comme la continuation de la vie physique. Toutes les civilisations pensaient que les êtres humains avaient un corps ou plusieurs corps, et une âme, laquelle était immortelle et continuait de vivre sur un autre plan. Et tous ont cherché à connaître la vie après la mort. Apparemment, la mort est, pour commencer, un voyage astral sans retour. Tous ceux qui ont fait l’expérience d’une mort clinique, qui sont partis puis revenus, nous font le récit de ce qu’ils ont entrevu du plan astral. Ils sont tous unanimes pour décrire un tunnel à parcourir débouchant sur une lumière intense, des paysages de toute beauté avec des couleurs d’une pureté incroyable. Certains y retrouvent leurs parents disparus. Tout est calme, sérénité, harmonie et joie. Ceux qui en sont revenus ont dû s’obliger à quitter ces lieux si accueillants, souvent ramenés en arrière par la pensée d’une tâche à terminer.

Selon les enseignements ésotériques, à la mort, le corps quitte définitivement son enveloppe physique. Il reste trois jours à proximité du corps, ne comprenant pas ce qui lui arrive et cherchant à regagner son domicile. Dans la Bible, il est fait mention de la résurrection du Christ trois jours après sa mort. C’est pour cette raison que dans la religion protestante, les corps ne sont inhumés qu’après trois jours. Les Anciens nous enjoignaient de ne pas parler de sujets désagréables auprès du disparu. Ils avaient la conviction que celui-ci entendait nos paroles.

Les différents corps se détachent successivement du corps physique et rejoignent l’un après l’autre leur plan d’existence. Après trois jours, le corps éthérique retourne à l’énergie éthérique alors que le corps physique est rendu à la terre. Les théosophes affirment qu’au moment de la mort, la conscience se retire du corps physique pour se transférer dans le corps astral. Celui-ci vit alors une période de vingt à quarante ans sur le plan astral jusqu’à sa désagrégation, laquelle libère les autres corps. Du corps le plus dense au plus subtil, l’énergie met environ trois cents ans pour se dissoudre totalement et libérer l’âme qui rejoint l’énergie pure. Une réincarnation de l’énergie ne peut avoir lieu qu’à partir de la dissolution totale de tous les corps subtils, l’énergie parcourant alors le chemin en sens inverse.

Les livres des morts tibétain et égyptien exposent en détail le parcours astral que devra effectuer l’entité. Au moment de la mort, les Tibétains décrivent au défunt ce parcours, lui donnant des conseils. Le moment de la mort physique est souvent l’objet de manifestations astrales. Le mourant apparaît à l’un de ses proches pour lui transmettre un message, lui donner un conseil, une horloge s’arrête…

Lors de la dernière guerre

Jean-François a eu le triste privilège de voir disparaître beaucoup de ses concitoyens. Il fit la constatation que vingt-huit jours très exactement (un mois lunaire) avant la mort du corps physique, celui-ci n’avait plus d’aura. Il chercha par tous les moyens à protéger ceux dont il voyait disparaître l’aura, les envoyant à l’arrière du front. Un obus tombait sur cette tranchée. Par la suite, il constata également que presque tous les passagers d’un avion qu’il aurait dû prendre et qui s’écrasa, n’avaient plus d’aura. À l’horloge de la vie, notre temps est prédéterminé. La fatalité n’existe pas. En bonne santé ou malades, jeunes ou vieux, accidentellement ou naturellement, le moment de notre départ de ce plan d’existence est déjà fixé.

Étant donné que notre manifestation astrale a disparu

Vingt-huit jours avant notre mort, nous pouvons nous demander, à juste titre, si le corps subtil part ou reste près du disparu. Certains ont pu observer après la mort du corps physique un nuage de vapeur planant au-dessus de celui-ci. Selon des études scientifiques, le poids du double serait de cinquante à soixante grammes. Nous pouvons en déduire que si le corps astral a quitté l’enveloppe physique un mois auparavant, le corps éthérique reste à proximité pendant trois jours encore. La matière astrale étant partie intégrante de notre réalité, ceci n’exclut pas que le corps astral reste dans celle-ci, proche des vivants qu’il a chéris et des émotions qu’il a éprouvées.

Science Spirituelle